Les milieux hydriques — lacs, rivières et ruisseaux

Plusieurs milieux hydriques ont été canalisés ou même remblayés pour faire place au développement des villes et des municipalités. Ils sont désormais protégés par plusieurs lois et règlements à tous les paliers gouvernementaux.

Qu’est-ce qu’un milieu hydrique ?

Les milieux hydriques sont formés des cours d’eau (ruisseaux, rivières, fleuves, etc.) et des étendues d’eau (principalement les lacs). Ils peuvent être d’origine naturelle ou anthropique. Ils sont recouverts d’eau la plupart du temps. Leur débit est soit permanent ou intermittent.

Le fleuve Saint-Laurent, le golfe Saint-Laurent et les mers qui entourent le Québec profitent de la protection de la Loi sur la qualité de l’environnement comme les autres milieux hydriques québécois.

Les fossés des voies publiques ou privées, les fossés de drainage et les fossés mitoyens, ne bénéficient pas de la même protection que les milieux hydriques. À moins qu’ils ne soient peuplé de poissons ou qu’ils ne soient le prolongement d’un ruisseau.

Les deux types de milieux hydriques

Une ingénieure consulte sa tablette lors de la visite terrain d'un milieu hydrique, un ruisseau.

Cours d’eau

Les cours d’eau sont formés d’une source et d’un confluent ou d’une embouchure. Ils sont généralement rectilignes. Les ruisseaux, rivières et les fleuves sont des cours d’eau.

Ils servent de corridors pour les poissons et pour la migration des autres espèces aquatiques.

Étendue d’eau

Parmi les étendues d’eau (on dit aussi plan d’eau), on trouve les lacs, les mers intérieures et les océans. Les étendues d’eau peuvent être d’origine naturelle ou anthropique. Elles se forment dans des dépressions dans le sol, dans un bassin creusé ou dans le fond des vallées qui ont été obstruées par un barrage ou une digue. Par un réseau d’effluents ou directement, les étendues d’eau reçoivent toutes l’eau provenant des terrains plus élevés de son bassin versant. Elles sont recouvertes d’eau de façon permanente.

Pour nos besoins, les étangs, marais et marécages sont plutôt considérés comme des milieux humides.

Liste des milieux hydriques fréquemment rencontrés au Québec

Ruisseau

Ruisseau dont le lit est couvert de roche

Les ruisseaux sont des cours d’eau peu profond. Leur lit fait habituellement de 1 à 5 m de largeur. Ils peuvent être alimentés par une source et se jettent dans un autre ruisseau ou dans une rivière. Ils ont un débit très faible (moins de 2 m3/s) mais on réussit facilement à déterminer la direction du courant. Il n’est pas rare qu’un ruisseau se tarisse pendant des périodes sèches.

Rivière

Les rapides d'une rivière

Les rivières sont des cours d’eau qui se jettent dans un fleuve, un lac ou une autre rivière. Ce sont des affluents ou des confluents. La rivière Magog se jettent dans la rivière Saint-François. À son tour la rivière Saint-François et les rivières Richelieu et des Outaouais se jettent dans le fleuve Saint-Laurent.

Bien que les rivières aient une largeur variable, il est toujours facile de déterminer la direction du courant.

Fleuve

Fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Montréal. On voit Le Vieux-Port de Montréal.

Les fleuves sont des cours d’eau importants. Ils ont de larges lits et des débits importants. Ils sont formés par une ou plusieurs rivières et se jettent soit dans un autre fleuve ou dans un océan. Par exemple, le fleuve Saint-Laurent se jette dans l’Océan Atlantique et le fleuve Fraser se jette dans l’Océan Pacifique.

Un fleuve peut s’écouler sur plus de 500 km et son bassin versant peut couvrir une superficie de plus de 100 000 km2.

Lac

Lace vue de la berge

Les lacs sont des étendues d’eau libre. Ils sont recouverts en permanence d’eau douce. Ils sont large, ont une forme généralement ronde et font généralement plus de 2 m de profondeur. À cause de la faiblesse de leur débit, il est souvent difficile de déterminer la direction du courant. Ils peuvent être artificiels ou naturels.

Le lac Ontario, le lac Saint-Pierre et le lac Saint-Jean sont des exemples de lac bien connus des québécois et des québécoises.

Nomenclature des milieux hydriques

Schéma de localisation des bandes riveraines à forte pente et à faible pente
La dimension des bandes riveraines dépend de leur pente

Berge ou rive

Les berges (ou les rives) sont les parties terrestres facilement inondables sur le bord d’un cours d’eau ou d’une étendue d’eau.

Ligne des hautes eaux

La ligne des hautes eaux (LHE) est une ligne imaginaire qui marque la transition entre le milieu aquatique et le milieu terrestre. C’est généralement jusque-là que l’eau monte chaque année. On peut déterminer sa position par une méthode biologique, en observant les plantes présentes. La limite des hautes eaux se situe là où les plantes terrestres prennent le pas sur les plantes aquatiques.

Littoral

Le littoral s’étend du centre d’un cours d’eau ou d’une étendue d’eau jusqu’à la ligne des hautes eaux.

Bande riveraine

Ce sont les bandes de terres s’étirant de chaque côté d’un milieu hydrique à partir de la ligne des hautes eaux jusqu’à 10 m pour les berges dont la pente est inférieure à 30 % et jusqu’à 15 m pour les berges dont la pente est supérieure à 30 %.

Les travaux dans les bandes riveraines et dans le littoral d’un milieu hydrique sont sévèrement réglementés.

Plaine inondable

Les plaines inondables (ou zones inondables) sont des lieux plats ou de pente faible. Elles sont situées près d’un cours d’eau ou d’une étendue d’eau. Elles sont occupées par les eaux seulement en période de crue. Elles subissent donc, des inondations occasionnelles ou périodiques. On catégorise les plaines inondables en zones de grands courants lorsqu’elles sont inondées par des crues de récurrence 20 ans et de faibles courants pour les crues à récurrence 100 ans.

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Références