Des solutions pour contrer la pénurie de main d’œuvre en Estrie

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L’Annuaire québécois des statistiques du travail de l’Institut de la statistique du Québec présente un portrait complet de l’évolution du marché du travail québécois. On y trouve entre autres des données sur la structure de l’emploi, les caractéristiques des personnes au chômage, la durée du travail et la rémunération des travailleurs.

Le vieillissement de la population et son impact sur le marché du travail québécois

L’Institut de la statistique du Québec regroupe la population en âge de travailler selon quatre cohortes, les 15-24 ans, les 25-44 ans, les 45-54 ans et les 55 ans et plus. Parmi la cohorte des 15-24, on retrouve les personnes qui se joignent au marché du travail et parmi la cohorte des 55 ans et plus, celles qui quittent le marché du travail.

Or depuis 2010, le nombre de personnes faisant partie de la cohorte qui rejoint le marché du travail est resté stable ou a diminué. Alors que le nombre de personnes faisant partie de la cohorte qui quitte le marché du travail a augmenté à un rythme de 65 000 personnes par année.

Cette situation crée un déficit démographique qui ne fait qu’augmenter année après année.

Graphique illustrant le déficit démographique sur le marché du travail
Les données de l’Annuaire québécois des statistiques du travail utilisées dans ce graphe sont disponibles ici.

D’autres études arrivent au même constat

La Banque de développement du Canada (BDC) dans son rapport intitulé Comment s’adapter à la pénurie de main-d’œuvre : Les difficultés d’embauche sont là pour rester arrive au même constant.

« À cause du vieillissement de notre population, la pénurie de main-d’œuvre va persister. » – Pierre Cléroux, vice-président, Recherche et économiste en chef à la BDC.

Le rapport de la BDC indique qu’au Canada :

  • 64 % des entrepreneurs se plaignent que la pénurie de main-d’œuvre limite leur croissance ;
  • 55 % des entreprises ont du mal à embaucher des travailleurs ;
  • 26 % entreprises ont de la difficulté à fidéliser leur personnel.

De plus, il semble que la difficulté d’embauche soit plus prononcée au Québec.

Les conséquences du déficit démographique ressenties en Estrie

Malgré des efforts considérables, plusieurs entreprises de la région peinent à trouver du personnel pour pourvoir leurs postes disponibles.

Le problème se fait criant chez Avizo Experts-Conseils, une firme de consultants québécoise spécialisée en ingénierie, environnement et construction et ayant des bureaux à Montréal, Québec, Sherbrooke, Drummondville et Granby.

L’entreprise estrienne a présentement une quinzaine de postes à pourvoir sur son site web. Elle en fait la promotion sur les sites de recrutement comme Indeed, Isarta et Jobillico, sur les plateformes de médias sociaux, et malgré tous ces efforts elle continue à avoir de la difficulté à pourvoir ces postes.

« Ce sont de bons emplois, très bien rémunérés avec des avantages sociaux plus que compétitifs, pour des professionnels et des professionnelles, des techniciens et des techniciennes. C’est triste, car en raison de ce manque de personnel, nous n’arrivons pas à soutenir notre croissance et nous devons refuser des mandats. » Explique André Duquette, CRHA, responsable des ressources humaines chez Avizo Experts-Conseils.

Selon Emmanuel Boileau, associé chez GXB Leadership, comme cité dans un article de La Presse : « Les affichages de poste, c’est pas mal terminé comme moyen d’attirer des candidatures. Il faut maintenant contacter les gens, les débaucher, les séduire et les retenir une fois embauchés. Il faut aussi se tourner de plus en plus vers l’international. »

Des solutions pour contrer la pénurie de personnel


Le retour des foires de l’emploi

De nouvelles consignes de la Santé publique pour les promoteurs de festivals et d’événements permettent aux salons et foires de l’emploi de reprendre leurs activités. Les participants doivent maintenir la distanciation sociale, porter un couvre-visage et le passeport vaccinal pourrait être demandé. Du côté des exposants, les règles applicables aux zones délimitées pourraient s’appliquer.

La participation aux foires de l’emploi comme celle qui se déroulera les 14 et 15 octobre prochain au stade olympique est une excellente façon pour les candidats et les candidates de rencontrer plusieurs employeurs et de faire rayonner leur candidature d’une manière plus personnelle. Les employeurs y trouvent également leur compte. C’est l’occasion, pour eux, de remplir leur banque de curriculum vitae pour les mois à venir.

Des conditions de travail flexibles et adaptées

Pour séduire les candidats et les candidates, mais aussi pour les retenir, une fois embauchés, Avizo Experts-Conseils a mis les bouchées doubles comme le souligne son président-directeur général, Charles Duguay : « Nous offrons des conditions de travail flexibles, un bon équilibre travail-vie familiale, un programme de santé et mieux-être pour que notre personnel se sente bien au travail. Nous venons tout juste de bonifier notre programme de partage des bénéfices et de contribution au REER de groupe qui était déjà très apprécié de nos employés et employées. »

Se tourner vers la main-d’œuvre internationale

Embaucher et faire venir de l’étranger du personnel qualifié peut sembler onéreux et compliqué et, disons-le, risqué. Des ressources expertes sont pourtant disponibles pour aider les employeurs avec l’embauche étrangère et la régionalisation de l’immigration.

« Sherbrooke Innopole informe et accompagne depuis plusieurs années les entreprises industrielles et technologiques de la région métropolitaine de Sherbrooke qui désirent faire des démarches de recrutement à l’international. Notre soutien peut intervenir avant, pendant et après les missions, incluant la possibilité de bénéficier d’aides financières. Il s’agit d’une belle option afin de recruter des personnes qualifiées dont les compétences se font rares sur le marché québécois. La pénurie de main-d’œuvre nous force à être créatifs et cela peut s’avérer positif pour les entreprises qui optent pour une gestion prévisionnelle de leurs effectifs en passant par des programmes de recrutement à l’étranger ou de régionalisation de l’immigration. La diversité culturelle est une formidable richesse pour nos entreprises. » – Myriam Gagnon-Couture, conseillère en attraction de talents chez Sherbrooke Innopole.

Merkur, une entreprise qui travaille au développement de produits et à l’optimisation de la performance des grands manufacturiers québécois, a utilisé et continue d’utiliser les services de Sherbrooke Innopole pour l’embauche et l’intégration de travailleurs immigrants et de travailleuses immigrantes et de leur famille.

Voici ce que Stéphanie Castang, directrice des ressources humaines retire de son expérience d’embauche internationale : « Depuis 2014, Merkur participe aux missions de recrutement international accompagnée par Sherbrooke Innopole. En un mot : SUCCÈS. Nous avons engagé et accompagné 31 personnes, leur famille et nous sommes en processus d’embauche pour 4 autres. Notre taux de rétention est de 70 %. L’aspect le plus enrichissant est la complémentarité des formations, des expériences et des humains. »

Embaucher des retraités ou des retraitées

Le départ à la retraite de certains employés clés et de certaines employées clés peut causer des perturbations dans les organisations. Il est pourtant difficile de les retenir en emploi à cause du régime fiscal en vigueur comme l’explique M. Charles Duguay lors d’une entrevue à l’émission Midi actualité de Martin Pelletier au 107.7 Estrie.

Comme le révèle un sondage effectué auprès de 412 retraités par la Ville de Cowansville, plusieurs retraités serait intéressé à rester actifs sur le marché du travail.

  • 38 % sont intéressés par un retour au travail
  • 76 % préféreraient occuper un emploi à temps partiel
  • 27 % considèrent la trop forte imposition comme un frein majeur à leur retour sur le marché du travail
  • 21 % déclarent que c’est le manque d’emplois à temps partiel qui les empêchent de retourner au travail.

Le partage des meilleures pratiques

En terminant, le partage des expériences positives comme négatives avec ses pairs peut s’avérer un moyen efficace d’accéder à de bonnes idées et des meilleures pratiques en attraction, en recrutement et en rétention de personnel. C’est la mission que s’est donnée la maison régionale de l’industrie (MRI).

M. René Gendron, directeur général de la MRI ajoute : « Le Réseau ressources humaines de la Maison régionale de l’industrie est composé d’une quarantaine d’entreprises. Il permet un partage en continu des nombreux enjeux reliés à la gestion du personnel ».

La MRI favorise le partage de savoir-faire et participe à l’essor des entreprises manufacturières québécoises depuis 40 ans.

Les solutions à la pénurie de main-d’œuvre mises en place par des entreprises québécoises

Les solutions pour contrer la pénurie de personnel existent et les organisations citées dans cet article en sont la preuve, elles :

  • Utilisent des firmes spécialisées en recrutement ;
  • Vont à la rencontre des candidats et des candidates dans les foires de l’emploi ;
  • Offrent des conditions de travail mieux adaptées aux besoins des travailleurs et des travailleuses ;
  • Proposent de meilleurs programmes d’avantages sociaux ;
  • Embauchent des travailleurs immigrants et de travailleuses immigrantes ;
  • Offrent des emplois à temps partiel aux retraités ;
  • Partagent leurs expériences par le réseautage.

Pour plus d’information, contactez :
M. Charles Duguay
Chef visionnaire et président-directeur général
Avizo Experts-Conseils
[email protected]
(800) 563-2005
(819) 571-8324